Les raisons de la colère !

Publié le par Okpane

Petit à petit, les conditions d'apprentissage dans nos écoles se dégradent. Les dizaines de milliers de suppressions de postes dans l'Education nationale ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Aussi, si nous ne faisons rien, ce sont les prochaines générations, donc celles de nos enfants, qui en pâtiront.

Voici pourquoi il est temps d'agir :
  • Suppressions de postes d'enseignants : 11.200 à la rentrée 2008, 13.500 à la rentrée 2009... jusqu'à atteindre 90.000 en 2012 !
    Les conséquences : moins de profs ce sont des classes surchargées (souvent à plus de 35), un suivi individuel inexistant, le redoublement rendu impossible, des profs moins disponibles... et fatalement des élèves qui lâchent l'école parce que personne ne les aide et que les conditions de travail sont exécrables.
  • Suppression des filières : avec la nouvelle réforme du lycée, les filières ES, L et S seront remplacées par un bac unique à option, une semestrialisation et des modules.
    Les conséquences : cela conduirait à une dévalorisation du diplôme et une perte de la  cohérence des programmes, voire une mise en oeuvre presque impossible car chacun aurait son propre emploi du temps. Ce serait aussi la disparition du "groupe classe."
  • Suppression de matières : les SES pourraient disparaître dans leur forme actuelle pour ne parler que d'économie et non plus de social. L'histoire-géographie deviendrait facultative à partir de la première. Tout comme la physique, la chimie ou les SVT à partir de la seconde.
    Les conséquences : des matières qui instruisent permettent de se forger une culture générale et d'avoir un esprit critique. Car le savoir est une arme, c'est un danger pour le pouvoir. C'est une éducation au rabais qui se prépare.
  • Suppression de certaines options : avec les suppressions de postes, ce sont des filières jugées "peu rentables" qui disparaîtront. Par exemple, les arts plastiques sont menacées, tout comme certaines langues vivantes comme l'italien ou le russe et bien sûr des langues anciennes que sont le latin et le grec.
    Les conséquences : moins de choix de matières qui nous intéressent vraiment, l'école n'est plus émancipatrice. Seuls les lycées riches pourront proposer certaines options, pas accessibles à tous.
  • Suppression de tous les BEP : avec le passage du bac pro en 3 ans (et la dévalorisation du diplôme), ce sont les BEP qui vont disparaître progressivement et des difficultés accrues pour les élèves.
    Les conséquences : encore une fois, moins de liberté choix et une spécialisation professionnelle difficile.
  • Suppression de la carte scolaire :  la concurrence entre les lycées augmente, théoriquement chacun peut choisir son lycée mais seuls les plus favorisés pourront quitter les lycées de périphérie.
    Les conséquences : de nombreux effets pervers qui entraîneront une plus forte inégalité entre les lycées de centre-ville et les lycées ghettos, la disparition complète de la mixité sociale.
  • Fichage policier systmétique : le fichier Base Elèves pour les enfants du primaire, le fichier EDVIGE (ou EDVIRSP) pour les mineurs dès 13 ans, la "veille de l'opinion" sur internet... sont autant d'exemples du contrôle voulu par un Etat policier répressif sur la population.
    Les conséquences : des libertés qui disparaissent peu à peu et un traçage des citoyens dès leur naissance, qui facilite notamment la traque aux sans-papiers.
L'école nous forme à devenir des citoyens informés. C'est notre devoir et notre responsabilité de lutter pour que les générations futures bénéficient d'une éducation de qualité, gratuite, sans discrimination, ouverte au monde !

Nous devons refuser le mépris d'une partie de la société, qui consiste à nous demander de nous taire car nous dérangeons. Ne nous laissons pas faire, nous sommes la société d'aujourd'hui et de demain, nous devons refuser la privatisation rempante de l'enseignement pour nos valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité et de justice !

N'oublions pas que les suppressions de postes toucheront tous les niveaux, de la maternelle à l'université ! C'est ensemble que nous nous battrons !

Il est grand temps d'agir, et n'attendons pas le 5 décembre pour cela ! Informez vos camarades sur les risques de ces réformes. Ceux qui manifesteront devront montrer pour quoi ils se battent !

"Aprés le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple"
Georges Jacques Danton
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J
Là encore j'entends parler de Jeu sur les mots ! Je lis tronc commun avec options et j'entends Bac unique dans les rumeurs ! C'est du grand n'importe quoi c'est de la déformation de propos ! Et ces résumés ne sont pas des articles ! Ce sont des titres piochés un peu partout ce qui en fait des informations de qualité plus que médiocre. Alors pour illustrer tes propos, choisit quelque chose de précis, un phrase qui montre bien qu tu as raison, je ne sais pas en quelle classe ni quel niveau tu as mais je le devine ! Ensuite mes contacts sont fiables puisqu'un élève, plusieurs adultes et autres ! Et je te demande : A qui faire confiance ? Aux journalistes (tu sais ceux qui ont écrit des articles dont tu n'as lu que le titre qui joue sur les mots et qui du coup t'ont complètement berné), qui sont largement manipulés je crois, ou aux fonctionnaires qui s'inquiètent pour leurs employés, leurs élèves, et leur lycée ?<br /> Et s'il-vous-plaît on ne parle pas de maladie alors épargnez-nous vos dictons de prévenir et de guérir, on parle de changements dont on ne connaît qu'une infime partie finalement, car mêmes les informations qu'on a reçu du gouvernement sont passible de modifications alors arrêtez de protester contre des hypothétiques arguments ! Les proviseurs et autres responsables sont effectivement avertis au compte-goutte mais ce sont des informations floues et comme je le dis passibles de modifications.<br /> Alors maintenant je te retournes ton cher compliment : "tu peux envisager de trouver de nouvelles sources journalistiques et d'arrêter de manger tout cru ce qui sort du derrière des journalistes !"
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D
Bonjour, <br /> Je passerai sur le fait qu'en Octobre déjà on entendait parler d'un mouvement de "sèche générale des cours" qui n'avait à l'époque aucun but politique, autant que je ne m'attarderai pas à exprimer mon incompréhension de voir un plan de lutte et d'action national reprenant les mêmes idéos que ceux défendus par les profs être organisé si longtemps après la grève de ces derniers. Je m'interesserai plutôt à l'absurdité des propos parfois tenus ici. A commencer par la suppression des matières telles que la SVT ou la Physique/Chimie par exemple, j'ai beau lire et relire le projet du gouvernement et je n'y vois jamais aucune allusion à ces ablations. Bien au contraire ces enseignements font partie du tronc commun, immuable pour tous. Ensuite vous parlez de la suppression de "certaines langues vivantes comme l'italien ou le russe et bien sûr des langues anciennes que sont le latin et le grec."Avouons que les lycées proposant le Russe ne sont pas si nombreux aujourd'hui et que le Latin semble être une langue morte (et optionelle) plus vivante et plus attrayante que l'espagnol ou l'allemand qui sont eux en LV2 obligatoire. Bien souvent, les profs de Latin enseignent aussi le français alors pour supprimer le Latin seulement ça va être un peu compliqué. Un autre de vos arguments est la suppression des filièes S, L et ES mais là encore, il n'y a aucune occurence ni aucune allusion aux filières dans le projet de réforme. Il faut être fort pour annoncer leur destruction sans élément concret. C'est bien tout le problème de cette manifestation, elle se base essentiellement sur des hypothèses, des chimères. S'opposer à un plan qui dans sa majorité semble bon (plus de choix, plus de liberté et plus d'aide) avant même qu'il ne soit mis en place, c'est l'idée la moins mature et la plus affligeante de ce mouvement. Ma bonne foi m'oblige cependant à reconnaitre que les suppressions de postes et la surveillance des élèves et des profs sont bel et bien vrai, et qu'il est légitime de s'y opposer. Mais marcher dans la rue avec le soleil dans le dos n'aura aucun impact sur ce gouvernement. Peut être serait il plus utile de faire pression ou d'engager des discussions avec les maires, les députés, les chefs d'établissement, les rectorats, leur écrire, négocier.
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J
cela fera probablement l'objet de la presse puisque chez nous (Troyes dans le 10) France 3 ainsi que tout les journaux locaux était mobilisé ainsi que la police,la sécurité et les responsable de la circulation de troyes ^^.
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B
J'ai été surpris par les résultats obtenus par cette journée d'action parti d'un canular ...<br /> <br /> 70% des élèves de mon bahut n'étaient pas en cours (peutetre aussi à cause de la neige), les moitiés des lycées du département (3/6) étaient bloqués ...<br /> <br /> Chapeau messieurs ! reste à voir si cela sera relayer dans la presse ... et remontera jusqu'au gouvernement de façon clair avec des revendications précises !<br /> <br /> Par contre pour ce qui tente un remake dans queqlues mois faut peutetre pas pousser quoi ...<br /> et puis pour les gens qui se battent soit disant pour le maintient de la physique et de la chimie en seconde alors qu'ils n'en n'ont rien à pété lorsqu'ils sont devant le prof ... c'est un peu contradictoire quoi !<br /> <br /> Bref bravo à vous <br /> Maintenant on attend une suite ... (mais un peu plus constructive)
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T
Mon lycée a été bloqué ce matin je n'etais au courant de rien .. vos revendications me paraissent louables (merci lou), mais elles ne touchent pas assez de monde .. c'est dommage . Pour ma part je pense qu'on est pas les plus à pleindre .. il y a des choses beaucoup plus révoltantes ; gardez votre energie pour les vrais problemes . Je vous demande néanmoins d'avoir le courage de manifester independament ; quelles qu'en soient les raisons, on est moyennement crédible en défilant gentiment sous le regard (bienveillant bien sur !) des CRS .. quant à ceux qui attendent que leurs parents leur donne l'autorisation de manifester ce qu'ils pensent .. vous allez pas aller bien loin . Pour finir j'aimerai indiquer aux imbéciles etienne et consor que le travail n'est pas forcément le but ultime d'une vie .. qu'ils arrêtent avec leurs couplets bidon sur le mérite .. il y a des valeurs beaucoup plus importantes .
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O
<br /> Désolé de te contredire Tanuki, mais la défense d'une éducation de qualité pour tous et le refus de la privatisation de l'enseignement, qui se fait actuellement, est une revendication majeure car<br /> elle concerne toute la société. On ne peut guère trouver plus fédérateur !<br /> <br /> A+<br /> <br /> <br />